8 bonnes raisons de signer (et faire signer) la pétition BAMP, qu’on soit infertile, ou pas

1 – Parce que la PMA, on a tous à y gagner. Et beaucoup à perdre aussi. Rien n’est jamais définitivement acquis. Dans le contexte politique du moment, (essayer de) peser est important. Victorienne ne voudrait pas avoir à signer un jour une pétition semblable à celle-ci en France.

2 – Parce que l’union fait la force. Ce manifeste et cette pétition existent avant tout pour faire naître une prise de conscience et ouvrir un débat. L’important, c’est de faire entendre nos voix. De montrer que l’on existe. De faire avancer les choses, petit à petit. Et plus on sera nombreux, mieux on se fera entendre.

3 – Parce non mais allo, quoi. Victorienne s’ébaubit que cette pétition reçoive 2 à 100 fois moins de soutien que celles pour la protection de la loi littoral, le remplacement des trains par des cars en région PACA ou la protection des hérissons. Sujets eux aussi importants à n’en pas douter mais sacrebleu, l’infertilité, c’est quoi ? Pas essentiel, pas douloureux, pas grave, pas sérieux, pas angoissant, pas éprouvant, pas triste, pas dangereux ?

4 – Parce que Simone l’a dit. Et Simone, elle a toujours raison. (Endolorie aussi d’ailleurs)

5 – Parce que ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous sépare. Sur les 48 propositions de BAMP, on peut ne pas être d’accord avec tout. Mais qui est contre une meilleure information et prévention sur l’infertilité ? une meilleure association des patients à leurs protocoles ? l’homogénéisation des examens pour améliorer le diagnostic ? la facilitation de l’accès aux centres de PMA notamment pour ceux qui habitent en zone rurale ? l’augmentation des moyens des centres pour améliorer les taux de réussite ?…

6 – Parce qu’un couple sur six. Tout le monde connaît autour de soi, qu’il soit infertile ou pas, un frère, une sœur, un(e) cousin(e), un(e) ami(e), un enfant, un neveu qui galère pour avoir un enfant. Ca en fait, du monde en galère…

7 – Parce que même en cherchant bien, qui d’autre que BAMP se mobilise sur la question à l’approche des présidentielles et des législatives ?

8 – Parce que Ye, we can. Le tabou, on peut, on veut, on doit le briser. Tous les infertiles en souffrent, ainsi que du regard parfois porté sur eux et leur parcours. Et ils continueront à en souffrir si les mentalités n’évoluent pas… A chacun de faire sa part du colibri.

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Alors voilà, pour lire et signer, c’est par ici.

NB :

  • les noms des signataires de la pétition ne sont pas publics ;
  • on peut trouver des moyens de s’engager ou de relayer la pétition sans nécessairement s’afficher comme infertile. Ne serait-ce parce que l’on connaît tous, comme déjà dit, d’autres couples infertiles, amis, famille plus ou moins proches, etc. : tout est une question de présentation. On peut aussi utiliser un compte Facebook ou Twitter anonyme pour servir de relais, ou « liker » une publication sur la page Facebook ou le compte Tweeter d’une autre personne : ce n’est pas très engageant mais contribue à lui donner de la visibilité.

Noël

Aujourd’hui tout comme hier soir, Victorienne pense fort à ses copinautes et copainautes (ça ne se dit sans doute pas mais c’est l’intention qui compte non ?) de galères pmesques.

Elle leur souhaite de trouver malgré tout un peu de joie, de lumière et de douceur, quelle que soit la façon dont Noël sera fêté (ou non fêté d’ailleurs). Et de réussir à mettre de côté (car elle sait bien qu’oublier est trop demander), au moins pour quelques instants, la peine et tout le négatif qui accompagnent si souvent nos parcours.

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Et puis bien sûr Victorienne ne peut terminer ce billet sans adresser des pensées particulières, une fois n’est pas coutume, à la douce Pivoine, son mari et leur tout petit bonhomme…

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Partage du soir : Swap de Noël & AG BAMP! — Le Mur Invisible

Pour celles et ceux qui n’auraient pas vu / auraient oublié 😉

Salut les gens, Relance pour le Swap de Noël: Par ici ! Les inscriptions c’est jusqu’au 30/11, pour l’instant nous sommes 16. Assemblée Générale BAMP!: C’est demain à Paris, j’y serai avec Loulou… On s’y croisera peut-être sans le savoir, à moins de définir un signe de reconnaissance bloguesque ?😉

via Swap de Noël & AG BAMP! — Le Mur Invisible

Des nouvelles

Victorienne n’a pas donné beaucoup de nouvelles par ici ces derniers temps, pour différentes raisons ; elle continue néanmoins à vous lire chaque jour ou presque.

Depuis son dernier post, elle :

  • a passé de chouettes mais exténuantes vacances en Italie ;
  • est devenue tatie une deuxième fois, sa soeur ayant donné naissance à un deuxième petit garçon qui ressemble beaucoup (en photos car elle ne l’a pas encore vu en vrai) à son grand frère ;
  • a accueilli, en tant que famille d’accueil, une petite minette toute mignonne arrivée chez les V. en catastrophe le 1er novembre.

Tout cela lui a permis de faire passer le temps qui s’est étiré avec une lenteur folle jusque ce mardi. Sans compter quelques doutes et frayeurs devant la quasi-absence de symptômes et des touts petits mini saignements bruns à plusieurs reprises.

Mais Victorienne a sagement attendu, en essayant de faire confiance à son ventre, raisonnée par Victorien, les quelques copines « in real life » mises au courant et ses copines blogueuses (encore merci  ❤ ).

Mardi donc, à 7 SA tout pile, 5 semaines après la ponction, Victorienne passait sa première échographie. Victorien l’accompagnait.

Par voie endo-vaginale – on ne change pas les bonnes habitudes. Jusqu’à 3 mois, a précisé Smile.

Sous l’effet du stress, elle tremblait comme une feuille. Ça a fait rire Smile qui a dit que si elle continuait comme ça, l’image serait toute floue.

Smile a commenté au fur et à mesure, tout est allé très vite. Là la vésicule, le sac et là cette petite chose blanche c’est l’embryon, et là le petit point qui clignote c’est son coeur.

Toute la tension est retombée d’un coup. Victorienne n’est pas parvenue à retenir quelques larmes, joie et soulagement mêlés.

Smile a réalisé les mesures et leur a fait écouter le coeur quelques instants. Victorienne a senti la main de Victorien serrer la sienne fort.

Tout est normal. Les petits saignements peuvent être dûs à une sensibilité accrue du col mais pas d’inquiétude à avoir.

Deux nouvelles échos sont programmées, une à 10 SA et une à 13 SA. Victorienne se sent soulagée et plus sereine, le bonheur à portée de main.
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Elle se rend compte toutefois qu’elle ne s’autorisera vraiment à se projeter qu’une fois ces deux étapes franchies. Bien sûr, elle a conscience de la chance qui leur est donnée (presque trop facilement, pense-t-elle souvent, face à certains parcours). Mais la PMA, et la blogo, lui ont appris la politique des petits pas…

En attendant, elle a décidé de continuer à faire confiance, à son ventre, à ce petit bout qui a bien voulu s’accrocher, à Victorien, à Smile.

Elle vous envoie plein, plein de baisers et de pensées.

PS : Victorienne hésite à poster ici alors que tant d’entre nous attendent encore et font face à de mauvaises nouvelles. Elle ne sait donc pas trop quel sera le rythme de ce blog dans les prochaines semaines / les prochains mois, si tout se confirme bien. Cela ne l’empêchera pas, bien sûr, de penser à vous et de prendre de vos nouvelles.

Sale gosse, pouffette, peste et cie

Du fond de ses pluvieuses vacances italiennes, Victorienne répond à son tour au défi de Mme Ourse (dont les modalités sont détaillées sur son blog), encore toute honorée que la douce Pénélope ait pensé à elle pour ce défi, et vous dévoile ci-dessous son côté sale gosse (en partageant pleinement d’un point de vue terminologique l’analyse de La Reine).

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La Dolce Vita vous avez dit ?… (après tout c’est vrai que la brume ça a du charme)

SG n°1

Dans la série des appels téléphoniques potaches, déjà bien entamée par d’autres copinautes, Victorienne et une de ses amies se sont bien marrées à l’adolescence.

Voilà comment elles occupaient certains après-midis. Elles recherchaient dans l’annuaire téléphonique les numéros enregistrés au nom d’un couple. Et quand elles tombaient sur Madame, elles demandaient innocemment à parler à Monsieur. Souvent Madame s’enquérait de la part de qui… Et là, le jeu consistait à raconter une histoire de rencontre un peu ambiguë afin de semer le doute dans la tête de Madame quant à la fidélité de Monsieur. Dès qu’elles sentaient l’agacement monter chez Madame, elles raccrochaient. Et se gondolaient.

Oui, c’est mal. Mais quand on est ado et qu’on s’ennuie, c’est drôle aussi. Enfin, jusqu’au moment où l’un des messieurs a rappelé chez la copine, un soir (eh oui, le portable n’existait pas encore à l’époque… V. ne se souvient plus si elles avaient oublié d’activer le mode « numéro secret » ou si tout simplement elles ne pouvaient pas le faire). Pas content du tout. Et a raconté la blague au papa de la copine. Pas content du tout non plus… Ce fut la fin des potacheries téléphoniques.

SG n°2

En temps ordinaire, Victorienne prend les escaliers. Meilleur pour la ligne. Toutefois, il arrive qu’elle ait la flemme. Or, dans les bureaux où elle travaillait jusqu’il y a peu, situés au 3ème étage d’un immeuble haussmannien, il n’était pas rare que les jeunes et dynamiques occupantes du 1er monopolisent l’ascenseur le matin. Eh oui, dans ces vieux et beaux, mais peu pratiques immeubles, l’ascenseur relève plutôt de la boîte à sardines et est plein dès 3 occupants (voire 2 selon la morphologie). Victorienne a donc à de nombreuses reprises dû faire contre mauvaise fortune bon cœur et gravir les marches pendant que les poulettes du premier caquetaient à plein régime dans leur cage vitrée qui lui passait sous le nez (y compris en période de grosse fatigue causée par sa thyroïde déconnante ou à une stim).

La vengeance étant un plat qui se mange froid, Victorienne a, au bout d’un moment, pris soin de vérifier si les poulettes étaient sur ses pas lorsqu’elle arrivait le matin. Si tel était le cas, elle prenait un malin plaisir à presser le pas, s’engouffrer sous le porche, surtout ne pas retenir la porte d’entrée, filer vers l’ascenseur, s’y engouffrer également et appuyer sur le bouton. Bien souvent, c’était juste à ce moment là que la ou les poulettes finissaient par pousser à leur tour la porte d’entrée, juste au moment où les portes de l’ascenseur finissaient de se fermer, laissant à Victorienne l’opportunité de leur adresser un sourire désolé en mode « oops désolée c’était vraiment à une seconde près ». Mesquin, Victorienne vous le concède. Mais ça fait du bien.

SG n°3

Il y a peu, Victorienne s’est rendu compte qu’elle ne pourrait pas aller récupérer dans le délai indiqué par Coliss**o un colis arrivé en point relais. La faute à plein de choses dont elle reconnaît tout à fait que Coliss**o n’en est en rien responsable. Elle décide néanmoins d’appeler afin de demander une prolongation du délai de garde. Après une bonne dizaine de minutes d’attente, elle tombe sur une opératrice qui (bien évidemment) ne comprend rien à ce qu’elle lui explique et lui fait répéter trois fois son histoire. L’agacement commence à monter.

Victorienne vous passe les détails mais finit (bien évidemment) par se voir opposer un refus parce que « ce n’est pas la procédure ». C’est l’explication qui fait déborder le vase : en toute mauvaise foi, V. lui indique qu’elle n’en a rien à carrer de sa procédure, que c’est incroyable de manquer à ce point de sens du service, que ce qu’elle demande n’a rien d’exceptionnel ni d’inatteignable, etc etc. Elle se heurtera (bien évidemment) à un mur et terminera l’échange sur un fort désagréable « Je vous souhaite une mauvaise journée ».

Elle n’en est pas très fière… En même temps peu de choses l’agacent autant que des gens qui ne cherchent pas à trouver une solution (oui, en plus elle cherche de quoi se justifier jusqu’au bout !).

***

Victorienne espère avoir ainsi rempli sa part du défi et nomme à son tour trois de ses copinautes dont elle attend avec impatience les anecdotes réjouissantes : Tidoum, Alisore et Endolorie (en s’excusant si doublon il y a, elle a essayé de faire attention mais n’est pas sûre d’avoir lu tous les billets de ce défi).

3, 2, 1… Se détendre

Hier Victorienne a passé un après-midi exécrable.

L’augmentation du taux matinal avait nettement ralenti et était légèrement inférieure à ce qu’il eut fallu pour un doublement toutes les 48h. Et les taux d’oestradiol et de progestérone étaient en légère baisse.

Les infirmières – qui n’avaient pas reçu les résultats par le laboratoire, sinon ce serait trop simple – ont dit d’appeler le médecin pour l’interprétation des taux.

La secrétaire de Smile a dit qu’elle faisait passer le message mais qu’elle ne pouvait pas garantir que Smile rappellerait.

Victorienne a attendu. Encore attendu. Puis elle a craqué et fait appel au diable. Bien évidemment le diable l’a encore davantage angoissée.

A 19h Smile n’avait toujours pas appelé. 

Le téléphone a fini par sonner dans le métro, faisant passer à Victorienne un cap supplémentaire dans le module « Renoncer à son intimité sans perdre sa dignité ». Oui, tout le wagon a profité de la conversation.

Bref. Smile a dit : progestérone et oestradiol on s’en fiche en début de grossesse, ça ne devrait même pas figurer sur les ordonnances, c’est une source d’angoisse inutile. Le taux BHCG continue à bien augmenter même si on peu moins rapide. Ce n’est pas une science exacte. Pas de raison particulière de s’inquiéter. Prenez un rendez-vous pour l’échographie de datation.

Victorienne a expliqué qu’elle partait une semaine en vacances le lendemain et ne pourrait donc refaire de dosage. Smile a dit qu’il n’y en avait pas besoin et lui a conseillé d’éviter les longs trajets en voiture et d’aller faire une écho en vas de douleurs ou de saignements.

Victorienne a raccroché à peu près rassurée. Et a fait taire (ou au moins tenté) les petites voix pleines de « et si » qui faisaient un arrière-fond désagréable et si anxiogène.

Elle a réalisé qu’elle n’avait pas anticipé cet afflux fulgurant d’émotions négatives, ni leur violence, ni leur irrationnalité (impossible par exemple de se raisonner en se disant que le taux ne baissait pas…). Et qu’il va lui falloir apprendre à mieux les gérer pour ne pas se trouver de nouveau si désemparée. Les séances d’auto-hypnose vont vite reprendre. 

Aujourd’hui elle ne sait pas trop si elle restera bien neuf mois dans le train mais essaie de continuer à y croire, tout en restant sur ses gardes.

En attendant, elle file prendre son avion. Là, au moins, la place est garantie. 

PS : Victorienne vous remercie pour tous vos petits messages. Elle n’a pas eu le temps d’y répondre car sa fin de semaine a été bien intense au travail. Elle va essayer de profiter de sa semaine de vacances pour se rattraper – ainsi que dans la lecture de vos aventures.

Bon week-end !

Peut-être

Mardi, les V. ont attendu d’être ensemble pour se connecter à la page du labo.

Victorienne avait vu un signe d’espoir dans cette petite coccinelle qui s’était posée sur sa main au cours de l’ennuyeux colloque auquel elle assistait dans l’après-midi. Sa main. A elle. Sur plus d’une centaine de personnes dans l’assistance.

On se raccroche parfois à un rien.

Dans sa tête résonnait sans cesse un « peut-être ».

 

Peut-être là
Peut-être pas
Passent les jours
Le cœur battant
Les dernières heures
Suspendus dans le temps
Peut-être là
Peut-être pas
Si fragile si petit
Installé sur la pointe des pieds
Si discret
Enfin là

 

Le taux était de 116 UI à 14 DPP (day post ponction).

Ce matin à 16 DPP il est passé à 263.

Encore une prise de sang demain pour vérifier l’évolution.

Les V. ont ri et pleuré. Victorienne, après les résultats du jour, commence à croire que peut-être, ce train les emmènera à bon port. Elle mesure leur chance, tout en sachant que le voyage est encore bien long, les périls nombreux et le bonheur fragile.

Surtout, Victorienne pense à vous. Elle vous remercie pour votre indéfectible soutien, vos pensées, vos mots doux. Ceux qui donnent le courage d’avancer et passent les bleus à l’âme.

Elle espère que le wagon se remplira au fil des jours et garde une place au chaud aux copines (pour peu qu’elle conserve la sienne bien sûr).

Et on mange quoi ce soir ?

Vous vous en souvenez peut-être, Victorienne s’était, en démarrant sa première FIV, posé tout un tas de questions sur ce qu’il lui était possible de faire, à son niveau, pour améliorer le processus.

Elle s’était notamment demandé si le contenu de son assiette pouvait jouer et avait été un peu surprise des préceptes issus du petit livre (pas rouge, non) écrit par un nutritionniste, M. Masson, et dont la lecture lui avait été recommandée par son acupuncteur préféré. Parce qu’avaler 275 g de protéines animales par jour sur deux repas, ce n’est pas trop son truc à Victorienne.

Un peu dubitative, elle avait ensuite trouvé des commentaires plus que sceptiques sur ce petit ouvrage.

A la faveur de l’été et d’un accès à une base de données scientifiques à destination des étudiants et chercheurs en sciences, Victorienne s’était donc lancée dans des recherches sur le lien entre nutrition et fertilité.

D’autant plus motivée que la qualité de ses ovocytes était en cause à la suite de la première FIV.

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Tout cela lui a pris un peu de temps et entre-temps, plusieurs articles en lien avec ce sujet ont été publiés (notamment ici) ou annoncés (ici), preuve que l’intérêt pour cette question est largement partagé. Victorienne a d’ailleurs hâte de lire le bilan de Simone sur ses changements d’alimentation, qui ne manquera pas d’être passionnant comme à l’accoutumée :).

Bref, tout cela pour dire que c’est avec un certain retard sur le timing initialement prévu qu’elle vous livre le résultat de ses investigations (merci les jours d’arrêt post-ponction qui lui ont permis de finaliser ce billet !).

Ci-dessous, des extraits un peu « bruts de décoffrage » des études trouvées par Victorienne, puis une mini-synthèse de sa compréhension…

Warning : Victorienne précise qu’elle n’est ni nutritionniste, ni gynécologue, ni rien de tout cela. Elle se contente donc dans ce billet de partager les informations auxquelles elle a eu accès.

  • Pour les filles

alimentation(…)cafeine(…)

vitamines

« La prise en charge du couple infertile, Informations à donner au couple infécond », P. Oger et alii, in Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction (2010) 39, S100–S112

antiocydnts-filles

conclu-filles

« Nutrition et infertilité féminine », A. Donnadieu et alii, in Cahiers de nutrition et de diététique (2009) 44, 33—41

  • Pour les garçons
antioxydants-garcons

« Nutrition et infertilité masculine : revue de la littérature », L. LENIAUD, R. LÉVY, Cah. Nutr. Diét., 43, 4, 2008

  •  Nutrition et fausses couches spontanées
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« Nutrition et FCS : une revue de la littérature », A. Bennamar et alii, in Gynécologie  Obstétrique  & Fertilité 40  (2012)  162–169

Par ailleurs, dans l’ouvrage collectif « Infertilité – Prise en charge globale et thérapeutique », sous la direction du Pr. Frydmann, paru en avril dernier, le chapitre dédié aux facteurs impactant la fertilité du couple mentionne comme toxiques (parmi d’autres facteurs comme le stress par exemple) : le tabac, l’alcool, le cannabis et les médicaments psychotropes.

  • Ce que Victorienne en comprend :

1 – Les toxiques sont bien identifiés (caféine, y compris celle des sodas et du thé – alcool – tabac – cannabis) et à limiter au maximum.

C’est d’ailleurs le conseil de nombreux médecins et biologistes (cf. le billet de Simone pour les recommandations plus précises qui lui ont été données).

2 – L’aspect nutritionnel joue bien un rôle dans la fertilité et ce tant au stade de la gaméto-genèse que pour le développement de l’embryon – mais ce rôle est encore mal connu / insuffisamment étudié (NB : les études trouvées par Victorienne sont assez anciennes, elle n’en a pas vues de plus récentes dans la base de données susmentionnée – à creuser sans doute côté anglo-saxon, elle avoue qu’elle a eu la flemme).

3 – Un consensus semble se dégager sur certains points (a priori valables aussi bien pour les hommes que pour les femmes), qui recoupent d’ailleurs largement les conseils nutritionnels vus / lus / entendus à la faveur d’un magazine en salle d’attente ou d’une émission radio / TV :

  • faire la part belle aux légumes ;
  • priorité aux aliments à faible charge glycémique : la plupart des fruits frais, les légumes, légumineuses, les yahourts, la patate douce, le chocolat très noir, … Pour plus de détails, cf. un petit tableau glané sur le net (il en existe d’autres) ;
  • privilégier les acides gras mono insaturés (omega 9) : huiles d’olive, de tournesol, d’arachide, avocat, différents types de noix, plutôt que :
    • des acides gras saturés (moins bons également pour le cholestérol) : graisses animales (beurre, fromage, crème, saindoux, etc.) et certaines graisses végétales (huiles de coco ou de palme) ;
    • des graisses trans, obtenues industriellement par hydrogénation (margarines notamment).

4 – Sur la question des protéines animales qui a motivé à l’origine ce billet, M. Masson semble aller un peu vite en besogne puisque les protéines végétales semblent être recommandées davantage que les protéines animales par certaines études, à condition de conserver un bon apport en vitamine B12.

Victorienne comprend qu’en réalité cette question ne fait pas l’objet d’un consensus dans le monde scientifique, mais est tout de même rassurée sur le fait que leurs apports en protéines animales, à elle et Victorien, sont suffisants même s’ils n’atteignent pas les 275 grammes quotidiens précités.

5 – D’autres points sont moins bien documentés, comme l’apport des compléments vitaminiques.

Le rôle de certains vitamines et anti-oxydants ne semble plus à démontrer (acide folique, fer, vitamine D et vitamine B12, mais aussi zinc et sélénium pour les messieurs) mais ce n’est pas le cas de tous les ingrédients des « cocktails » que les labos nous concoctent. Victorienne se dit néanmoins que ces vitamines et antioxydants ne peuvent pas faire de mal (?)…

***

Voilà en tout état de cause, semble-t-il à Victorienne, des pistes pour faire évoluer le contenu de son assiette… C’est ce qu’elle a essayé de faire depuis cet été, même si elle a bien conscience que remplacer les frites par une jolie salade composée n’est pas la recette miracle pour réussir à concevoir puis avoir un enfant !

Si elle a réussi à diminuer drastiquement sa consommation de thé (vivent les infusions !), elle a en revanche bien du mal ne pas craquer devant plein de douceurs trop sucrées. Le sucre, c’est son péché mignon (transmission maternelle, pour sûr).

Victorienne salive à la seule vue de ces photos, c’est vous dire…

La bonne résolution pour les prochains mois est donc de travailler sur ce point et d’accroître encore la part des légumes dans les plats quotidiens. En bonus, ça ne pourra que l’aider à perdre les 5 kilos pris sur un an, entre traitements PMA et maladie thyroïdienne…

Sur ces bonnes paroles, Victorienne vous souhaite une belle soirée / fin de week-end et vous embrasse.