Fin

Je reviens ici pour clôturer ce blog, de toutes façons bien moins nourri depuis presque 2 ans. L’aventure pmesque n’est peut être pas finie pour nous (il nous reste un petit blastocyste) mais le besoin impérieux de partager s’est estompé. Et le temps d’écrire me manque, encore davantage avec l’arrivée de M… alors le récit de sa naissance sera le dernier post de ce blog.

23 mars au soir, on s’octroie à la faveur de la présence de belle maman une séance de ciné. « Grâce à Dieu », excellent soit dit en passant. Après avoir visité la maternité le matin et fait de grosses courses de ravitaillement, on a profité de l’après-midi pour faire une belle balade tous les 4 avec N., 20 mois, et prendre quelques jolies photos sous le magnifique soleil de février (bien trop chaud soit dit en passant).

On se couche donc un peu tard… et on se réveille un peu tôt ! A 5h15, 37+5, je perds les eaux. M. n’a pas respecté ma consigne, attendre jusqu’au 1er mars. Et le scénario « perte des eaux » en premier ne me plaît pas – rapport à la douleur des contractions, connue pour être plus forte dans ce cas.

Des contractions, j’en ai quelques unes, ni très fortes ni très régulières. On décide malgré tout de partir rapidement à la maternité compte tenu de l’arrivée très rapide de N. – tout le monde nous a dit que ça peut aller plus vite pour un 2me enfant. Un gros bisou à N. qu’on réveille pour lui expliquer ce qui se passe, à belle maman qui n’en revient pas que ça arrive alors qu’elle est là, et zou on est partis.

Sur place, examen : le monitoring est parfait. Le col par contre n’est pas prêt, toujours long et ouvert à 2. Du coup la sage-femme nous installe dans la chambre. J’ai le droit de boire et même au petit déjeuner car le vrai travail n’a pas commencé. Et comme on est dimanche, croissant !

L’équipe change à 8h. La nouvelle sage-femme passe nous voir vers 10h30. Nouveau monitoring : ras tout va bien. J’ai fait un petit somme et du coup j’ai moins de contractions. J’aimerais pourtant accoucher aujourd’hui et que N. puisse venir nous voir ce soir. Et aussi, éviter les antibio à notre bébé – en cas de rupture de la poche des eaux, on nous donne des antibio 12h après la rupture pour éviter une infection au bébé. J’ai donc jusque 17h 😊.

Je me mets à parcourir la chambre, en marchant, en dansant. V. somnole sur la banquette. Les contractions reviennent, un peu plus régulières. Il fait beau et chaud dans la chambre. L’heure du déjeuner arrive. Bof bof. Et bien sûr rien de bio ni de local – soit dit en passant. Un jour on y arrivera…

Nouveau contrôle vers 14h30. Les contractions se font maintenant bien sentir. Le col a bien raccourci mais ne s’ouvre pas plus. Pourtant je sens que ça commence à avancer tout ça… Je prends une douche puis, vers 16h, en accord avec la sage-femme, on décide de monter en salle de naissance. Je me cale sur le ballon pour un nouveau monitoring.

Tout est toujours ok pour le bébé. Elle m’examine, le col est à 3, ça y est le travail commence vraiment. Je suis contente tout en me disant, put* seulement 3, ça va être long ! Je reste sur mon ballon, les bras en appui sur le lit qu’on a monté au plus haut. Je commence à avoir besoin de la main de V. en bas du dos pour m’aider à faire passer les contractions. Je retrouve ces sensations si particulières, et la manière instinctive de les apprivoiser – le spasme qui monte et durcit, tenir la respiration aussi loin que possible, decrisper les mains, vocaliser un peu…

Un peu avant 17h (je crois, je commence à ne plus trop gérer l’heure), je demande si je peux aller dans la baignoire. Pour N. elle était occupée à notre arrivée et ensuite tout était allé si vite que la question ne s’était pas reposée. Ici (eh oui on n’est plus à Paris !!), il y a une baignoire pour 2 salles de naissance, c’est donc rare de ne pas pouvoir y accéder. Cette fois la sage-femme est d’accord (il y a une heure c’était selon elle un peu tôt, avec le risque de ralentir le travail).

On fait un mini monitoring. Pendant ce temps là, elle me fait passer la perf d’antibio… on n’y aura pas coupé ! Heureusement elle est très douce, la mise en place du cathéter n’est pas douloureuse.

Le bébé pète toujours la forme, la baignoire a fini de se remplir, on y va. Ça sent bon les huiles essentielles. Je ne sais pas trop comment me positionner là-dedans. Assise au début, je m’allonge assez rapidement pour immerger mon ventre au maximum. Les contractions sont rapprochées et de plus en plus fortes. Ça devient plus difficile. La sage-femme passe de temps en temps, discrètement, pour voir où nous en sommes. Je ne la vois pas, je garde les yeux fermés, concentrée, dans ma bulle. A un moment je demande à Victorien de l’appeler car la dernière contraction a été vraiment intense et je crois que l’envie de pousser n’est pas loin. La sage-femme l’examiner, dans l’eau, et confirme : col ouvert à 9 ! Je lui demande : du coup on fait quoi pour la suite ? Elle me répond: eh bien ça va être le moment de quitter la baignoire et d’y aller !

V. et elle m’aident à me lever et à sortir, me couvrent d’un grand drap serviette. Dans la salle de naissance, elle me demande si je veux tenter le tabouret d’accouchement. Franchement je n’en sais rien, je sais juste qu’il faut y aller ! Je lui dis pourquoi pas. Pour N. la naissance avait eu lieu en position gynéco après avoir tenté le 4 pattes et le côté sans grand succès. Je n’étais pas très efficace. Donc là ça me va bien de tenter quelque chose de nouveau.

Je m’assois sur le tabouret, la sage femme est devant moi et V. me soutient derrière. Il me dira plus tard que ce choix lui a permis de se sentir davantage partie prenante dans cette dernière ligne droite.

Je sens que le bébé descend, j’essaie de l’accompagner à chaque nouvelle contraction. Je me sens beaucoup plus efficace dans les poussées que pour N. La sage-femme m’encourage, me dit que c’est bien, que le bébé arrive. V. aussi m’encourage et me dit que je l’ai déjà fait, que ça va bien se passer. Je m’entends leur répondre d’une voix chevrotante : « Oui mais ça fait maaal ! » (cette réplique ridicule me fait encore rire 3 semaines après). Ça y est, la tête est passée, la sage-femme me dit qu’il faut pousser une dernière fois pour faire passer l’épaule er qu’après je pourrai attraper notre bébé. Grosse décharge d’adrénaline et d’émotion, je pousse et il est là, dans mes bras, il est tout bleu blanc rouge, tout petit mais il crie vigoureusement… Tout le monde m’aide à nous installer sur le lit. Et zou directement M. se met à téter.

Deux heures de peau à peau, c’est le bonheur. Bon, mis à part les petits trucs qu’on oublie vite ensuite : la délivrance (comme pour N. très rapide et spontanée, ce qui me permet d’échapper à la perf d’ocytocine – cette fois j’ai pensé à demander à voir le placenta. Ben c’est pas très joli – mais certes, ce n’est pas ce qu’on lui demande !) et surtout les tranchées (les contractions de l’utérus qui se « résorbe », plus douloureuses à chaque nouvel enfant – effectivement pour N. je ne me souvenais pas de ça et franchement après avoir tout donné pour la naissance on n’a plus envie d’avoir mal ! Heureusement spasfon et doliprane permettent de faire passer la douleur).

Vers 20h30, je retrouve ma chambre, un dîner pas dingue et on commence à s’apprivoiser tous les deux. V. est rentré à la maison embrasser N. et lui montrer les photos de M. C’est l’une des vraies différences entre ces 2 naissances : il faut aussi conserver un équilibre pour l’aîné ! Pas toujours simple…

Bref. Cela fait 3 semaines et je suis gateuse devant ce petit homme. Je retrouve des sensations, des moments, des émotions vécues pour N. : ces petites mains araignées qui s’agrippent partout pendant les tetees, ces petits bruits de bébé incessants et parfois flippants, la joie du peau à peau ou simplement de faire une sieste avec M. posé sur moi, regroupé comme une petite boule toute chaude. L’émerveillement devant ces grands yeux ouverts qui cherchent à comprendre ce qui les entoure. La pureté absolue de ce si petit visage endormi. Les vêtements si mini. L’odeur du lait.

La fatigue aussi. Mais elle me semble moins lourde que pour N. D’abord parce qu’on n’a pas de déménagement à organiser de Paris à une autre ville (clin d’oeil Psychota), pas de cartons à faire entre les tétées, d’abonnements à transférer, etc. Aussi parce que pour le moment M. est un bébé plutôt cool. Il n’aime pas trop être posé mais dort bien dans l’écharpe. Les nuits sont parfois compliquées, parfois pas. Surtout il n’a pour l’instant pas de reflux ni de coliques, quelques petites douleurs de temps en temps mais rien à voir avec N. qui au bout de 10 jours se tordait sans arrêt de douleur de jour comme de nuit… avec bcp de stress pour nous et des nuits très dures. Donc même si tout n’est pas rose, c’est malgré tout un grand soulagement de ne pas le voir souffrir. Je suis aussi je crois globalement plus détendue, avec l’expérience du premier !

M. grandit et grossit bien. J’essaie donc de me calmer par rapport à l’allaitement, qui s’était super bien passé pour N. pendant les 2 premiers mois mais qui était ensuite devenu chaotique avec prise de poids non optimale, jusqu’à un diagnostic de freins trop courts et une section des freins à 4 mois qui n’a rien changé et m’a conduite à faire du tire-allaitement jusque ses 8 mois. J’aimerais ne pas avoir à recommencer cela… mais pour l’instant tout roule !

A la maison avec N. ça se passe plutôt bien. N. lui fait des petits câlins et des coucou. Il déteste en revanche quand je lui donne le sein. On trouve avec V. qu’il vit bien la présence de cet « intrus » même si clairement il voudrait parfois nous avoir pour lui tout seul (comme quand il demande à ce que l’on pose M. dans son lit). Il a fait des progrès énormes en 3 semaines, surtout en motricité et pour faire des choses « comme les grands ». Je culpabilise parfois de faire un peu moins de choses avec lui mais je me console avec nos gros câlins du soir ou du matin. Et en me disant aussi que d’ici quelques mois il pourra partager beaucoup de choses avec son petit frère.

Bref. Tout va bien pour nous 4 malgré les moments moins faciles. Tout ça on le doit à la PMA et à cet accompagnement dont nous avons eu la chance de bénéficier. On ne l’oublie pas et on en est tellement reconnaissants.

Les dernières lignes sont pour vous. Merci à celles et ceux qui m’ont lue, soutenue, réconfortée depuis l’ouverture de ce blog. Cela a été très important et je suis heureuse d’avoir tissé des liens avec certaines au-delà du blog. Je suis aussi très heureuse d’avoir lu de bonnes nouvelles chez beaucoup d’entre vous, quel que soit le chemin emprunté, et l’arrivée de ces bébés tant attendus. Même si l’après n’est pas toujours facile… et je pense fort à vous qui êtes confrontés à des soucis de santé des enfants ou des soucis de couple – plein de pensées de soutien pour traverser ces moments.

Je pense aussi très fort à celles et ceux pour qui le rêve ne s’est pas (encore) concrétisé. Je vous souhaite de tout coeur de trouver le courage d’avancer, de continuer à vous battre si c’est là votre choix, et dans tous les cas de retrouver apaisement et douceur malgré cette immense injustice.

Et en cas de besoin, je ne ferme pas ma boîte mail.

😙🍀💪

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Jusqu’ici tout va bien

Je reviens donner quelques nouvelles en coup de vent. Le temps file et je me laisse dépasser…

Le 31 août dernier a eu lieu l’échographie du premier trimestre. La fameuse. La gynécologue de la clinique a été très bien. Elle a pris le temps d’échanger avec nous et de faire le tour de toutes nos questions. Eh oui, j’avais encore réussi à en trouver.

Paillette était bien là, les mains au dessus de la tête, les jambes pliées. En forme. La gynécologue nous a demandé s’il y avait des grands dans la famille car Paillette était « en avance » par rapport à la date de conception. Euh, non, pas vraiment de grands… On verra à la prochaine écho si Paillette garde cette avance !

On s’est demandé si on voulait connaître le sexe. On n’a pas hésité longtemps : oui, mille fois oui. On aime bien se projeter. Pour moi, ce doit être mon côté control freak qui ressort (je me soigne mais pas pour tout !). On a pourtant failli ne pas avoir le sentiment du docteur car Paillette était récalcitrante à se laisser regarder de ce côté. Finalement à la toute fin on a réussi à voir et il semblerait (assez clairement en fait) que Paillette soit un petit garçon.

On est ressortis très heureux. Tout va bien. Depuis, j’ai fait connaissance avec la sage-femme qui va me suivre en dehors des échos qui sont faites à la clinique. J’ai opté pour un suivi moins médicalisé. Un peu par défi envers moi-même et mes craintes toujours sous-jacentes liées au diagnostic de béance légère avancé par Dr Hysteroscopie à Paris. Hope et la gynéco de la clinique ont beau m’avoir rassurée sur ce point, notamment au vu de mon premier accouchement à 38+3, cela trotte toujours en arrière plan…

D’ailleurs, parmi vous amies blogueuses qui êtes passées sous la caméra de Dr Hystéro, qui a également eu un diagnostic en ce sens ? Je pose la question car Hope m’a dit que ce médecin était stressée de la beance et a sous-entendu qu’elle la surdiagnostiquait sans doute…

Bref, pour en revenir à la sage-femme, elle a l’air très bien, douce, à l’écoute, expérimentée. Le contact à été bon. Le coeur de Paillette battait au bon rythme sous le monitoring.

Depuis 15 jours-3 semaines à peu près, je le sens faire ses galipettes. C’est toujours autant de joie et d’émotion. Et il faut bien dire que c’est aussi très rassurant.

Le test de la trisomie est de 1/10000. Mieux que pour N.

Bref. Tout roule. De mon côté je vais très bien. J’ai eu la même chance que pour N., un premier trimestre facile mis à part une bonne grosse fatigue, que je pense toutefois aussi liée aux nuits entrecoupées depuis 15 mois et au rythme « boulot intense + maman solo à mi temps » que j’ai subi jusqu’aux vacances d’été. C’est beaucoup mieux depuis quelques semaines. Mon ventre s’arrondit doucement et j’ai ressorti les jeans de grossesse.

N. va bien aussi. Un petit bonhomme charmeur et rieur. La marche est pour bientôt et ça va beaucoup m’aider de moins devoir le porter. Nous le laissons 4 jours chez mes parents pour aller fêter avec un an de retard nos 10 ans, au soleil et en amoureux…

Plein de pensées à toutes et tous, et particulièrement à celles qui entament bientôt un nouveau protocole…

Encore et encore

Samedi les V. sont partis pour 3 semaines en vacances. Ils devaient passer par Paris. Ce fut donc l’occasion de programmer un RDV le vendredi pour l’échographie tant attendue. Et de remercier Paillette de les avoir fait quitter l’Ouest un jour plus tôt que prévu et d’avoir ainsi évité le grand bordel montparnassien.

Bref, trêve de digression. 45 mns d’attente, pas de visage connu cette fois dans la salle d’attente. Hope tout sourire (elle aussi partait en vacances le soir).

Elle nous fait découvrir son nouveau bureau, plus grand, plus lumineux et surtout, avec la clim nous fait-elle remarquer (ce qui est bien le cadet des soucis de Victorienne à ce moment précis, il faut le reconnaître). Nouvelle petite pièce pour se changer, sur le même modèle que l’ancienne. Et zou sur la table d’examen.

« Eh bien vous êtes bien enceinte, pas de doute ! »

Tout est juste parfait. Le coeur, que l’on écoute longuement avec une émotion bien présente, la taille, le col.

A Victorien, encore tout surpris que ça ait fonctionné dès le premier transfert, Hope répond : « Ah mais on me demande de l’efficacité, moi je réponds à la demande ! ».

On fait le point sur les traitements à continuer jusque la fin du premier trimestre (progestebeurk, corticoïdes, aspegic nourrisson, gestarel, patchs de vivelledot).

Victorienne ne peut s’empêcher d’interroger Hope sur le risque résiduel de fausse couche. Réponse : à ce stade il n’est plus que de 15% et en plus c’est une moyenne, vous êtes jeune et sans risque particulier, il ne faut pas s’inquiéter…

Hope leur souhaite bonne continuation avec un grand sourire (il va maintenant falloir se trouver une bonne gynéco dans l’Ouest…) et leur demande de lui donner des nouvelles.

Et voilà les V. se retrouvent sur le brûlant bitume parisien, au soleil, avec dans le sac une grosse ordonnance et des petites photos d’une petite paillette (devenue plutôt une micro boule à facettes d’un peu plus de 1 cm). Le coeur en fête. Les vacances commencent bien.

Victorienne essaie depuis de ne pas penser aux 15%. En mode autruche. On verra bien !

Je vous souhaite un bel été à toutes et tous, où que vous en soyez, avec de la légèreté, de la douceur et un peu d’oubli des combats passés et à venir. Et j’espère de tout coeur voir bientôt dans le train celles et ceux qui l’attendent encore.

Et elle continue de briller…

Est ce de la chance (beaucoup de chance) ? Est-ce le protocole de transfert aux petits oignons concocté par Hope ? Est-ce le corps qui « reconnaît » mieux un embryon après une première grossesse ? Ou un peu de tout cela à la fois ?

Victorienne ne saurait le dire mais toujours est-il que Paillette est apparemment encore là. Taux à 213 à J12 post transfert, puis 481 à J14 et 1967 ce matin (J17). Compte tenu d’un petit imbroglio avec le secrétariat de Hope, Victorienne a gagné un dernier contrôle demain matin.

Victorienne sait que cela a l’air plutôt bien parti et se dit presque que c’est trop beau, trop facile. Tout en restant prudente – ou au moins en essayant de l’être. Car contrairement à la fois précédente, elle est assaillie de projections et a un peu de mal à s’en protéger – bien qu’elle sache à quel point un retournement de situation est vite arrivé…

Victorienne attend demain le coup de fil du secrétariat de Hope, qui devrait en principe lui proposer un rdv pour une écho d’ici quelques semaines. Le fameux Rdv, celui qui permet se vérifier si au-delà des chiffres, il y a bien un mini coeur qui bat, accroché au bon endroit.

D’ici là, tout reste en suspens…

PS : Paillette n°2 a pu être revitrifiée à J5. Un énorme bonus !

Paillette

Ce matin une petite paillette du 4 octobre 2016 a été décongelée. Ses deux mini occupants ont tenu le choc. L’un des deux a été placé bien au chaud, l’autre continue sa vie dans une petite boîte – en espérant que tout se passe bien et qu’il puisse regagner le grand froid à J5 ou J6.

Vous l’avez compris, c’était ce matin le jour du TEV1 de la FIV2 pour Victorienne. Eh oui, chez les V. on a décidé d’enchaîner. Enfin, autant que possible – c’est DN qui décide, au final !

Que vous dire de plus ? Ce TEV se fait sous la houlette de Hope (oups, le correcteur orthographique dit « Copé » ! Victorienne a la chair de poule en imaginant la scène…).

Plusieurs RDV depuis janvier pour faire le point. Retour des prises de sang. L’AMH meilleure qu’en 2015. Les problèmes de thyroïde toujours présents mais rien de grave. L’hystéroscopie diagnostique, l’alerte du médecin sur une « petite béance du col » et en conséquence l’interdiction d’un double transfert. La ménopause artificielle pour traiter une petite adénomysoe – pas d’effets secondaires, ouf. Les allers retours Paris Nantes avec l’ordi et les dossiers dans le train. Bref, le train-train (oui Victorienne ose) de la PMA.

Tout s’est bien passé ce matin. Hope toujours souriante et sympa a déposé la petite bulle blanche avec délicatesse et donné les conseils habituels. Haro sur le café le sexe et le port de charges lourdes (c’est le dernier point qui va poser problème car N. ne marche pas encore et Victorien n’est pas là 3 jours par semaine…). Traitement de choc a continuer (Vivelledot, aspegic, progestérone, corticoïdes). Et prise de sang dans 12 jours.

La petite surprise a été la décongelation des 2 embryons (2 J3). Les V. avaient convenu avec Hope de les transférer l’un après l’autre, si jamais le premier transfert ne fonctionne pas, mais sans les pousser à J5. Sauf que… dans l’ancien centre des V., ils avaient mis les deux dans la même paillette. Du coup, en décongelant l’un, on décongele l’autre en même temps. CQFD. Et advienne que pourra…

Pour le reste ça va bien. N. a eu un an le week-end dernier. Il est en pleine forme. Veut marcher mais a les jambes qui flanchent encore trop. Parle beaucoup mais sans vrais mots. Sourit énormément. Tire le chat par la queue. Est passionné par tout ce qui l’entoure. Commence à bien dormir la nuit. Bref un petit bonhomme qui grandit bien et avec bonheur.

Le chat vit sa vie de chat. Il est tombé du 2me étage sans séquelles. Il semble apprécier son nouvel environnement. Il se tient à distance de N. (rapport au tirage de queue). Il demande toujours autant de câlins.

Victorien fait des allers retours sur Paris – 3 jours là-bas, 4 ici. L’apprentissage de ce nouveau rythme, dans une nouvelle ville, avec un bébé, n’a pas été simple pour les V. mais l’équilibre s’est progressivement mis en place.

Victorienne a retrouvé un travail. Un long CDD. Ça lui va bien. Passionnant, mais trop de boulot. Elle n’avait pas anticipé la charge. Heureusement, ça devrait se calmer à partir de juillet. Ça sera important de retrouver ses soirées pour préparer la suite, à partir du début de l’année prochaine. Et aussi de lever le pied pour pouvoir accueillir au mieux ce petit embryon.

Lui, il s’appellera Paillette. Parce que c’était le mot important de ce matin. Parce que c’est joli une paillette, ça brille, c’est tout petit mais ça apporte de la lumière. Parce que aussi après les cocos de la FIV1 et les cocos2.0 de la FIV2, Victorienne voulait absolument un petit nom féminin. Non mais !

Enfin Victorienne s’excuse de n’avoir pas beaucoup donné de nouvelles. Elle a continué à vous lire, à admirer la pugnacité de celles et ceux qui ne sont pas encore dans le train et à partager leurs peines. Avec toujours l’espoir en arrière-plan et des envois de bonnes ondes même muettes !

Elle a aussi vu fleurir de très jolies nouvelles qui l’ont à chaque fois profondément touchée.

Car qu’on le veuille ou non, ce chemin là, il reste bien ancré et les peines et joies de chacun entrent en résonance avec son propre parcours…

A dans quelques temps pour le résultat !

8 bonnes raisons de signer (et faire signer) la pétition BAMP, qu’on soit infertile, ou pas

1 – Parce que la PMA, on a tous à y gagner. Et beaucoup à perdre aussi. Rien n’est jamais définitivement acquis. Dans le contexte politique du moment, (essayer de) peser est important. Victorienne ne voudrait pas avoir à signer un jour une pétition semblable à celle-ci en France.

2 – Parce que l’union fait la force. Ce manifeste et cette pétition existent avant tout pour faire naître une prise de conscience et ouvrir un débat. L’important, c’est de faire entendre nos voix. De montrer que l’on existe. De faire avancer les choses, petit à petit. Et plus on sera nombreux, mieux on se fera entendre.

3 – Parce non mais allo, quoi. Victorienne s’ébaubit que cette pétition reçoive 2 à 100 fois moins de soutien que celles pour la protection de la loi littoral, le remplacement des trains par des cars en région PACA ou la protection des hérissons. Sujets eux aussi importants à n’en pas douter mais sacrebleu, l’infertilité, c’est quoi ? Pas essentiel, pas douloureux, pas grave, pas sérieux, pas angoissant, pas éprouvant, pas triste, pas dangereux ?

4 – Parce que Simone l’a dit. Et Simone, elle a toujours raison. (Endolorie aussi d’ailleurs)

5 – Parce que ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous sépare. Sur les 48 propositions de BAMP, on peut ne pas être d’accord avec tout. Mais qui est contre une meilleure information et prévention sur l’infertilité ? une meilleure association des patients à leurs protocoles ? l’homogénéisation des examens pour améliorer le diagnostic ? la facilitation de l’accès aux centres de PMA notamment pour ceux qui habitent en zone rurale ? l’augmentation des moyens des centres pour améliorer les taux de réussite ?…

6 – Parce qu’un couple sur six. Tout le monde connaît autour de soi, qu’il soit infertile ou pas, un frère, une sœur, un(e) cousin(e), un(e) ami(e), un enfant, un neveu qui galère pour avoir un enfant. Ca en fait, du monde en galère…

7 – Parce que même en cherchant bien, qui d’autre que BAMP se mobilise sur la question à l’approche des présidentielles et des législatives ?

8 – Parce que Ye, we can. Le tabou, on peut, on veut, on doit le briser. Tous les infertiles en souffrent, ainsi que du regard parfois porté sur eux et leur parcours. Et ils continueront à en souffrir si les mentalités n’évoluent pas… A chacun de faire sa part du colibri.

colibri

Alors voilà, pour lire et signer, c’est par ici.

NB :

  • les noms des signataires de la pétition ne sont pas publics ;
  • on peut trouver des moyens de s’engager ou de relayer la pétition sans nécessairement s’afficher comme infertile. Ne serait-ce parce que l’on connaît tous, comme déjà dit, d’autres couples infertiles, amis, famille plus ou moins proches, etc. : tout est une question de présentation. On peut aussi utiliser un compte Facebook ou Twitter anonyme pour servir de relais, ou « liker » une publication sur la page Facebook ou le compte Tweeter d’une autre personne : ce n’est pas très engageant mais contribue à lui donner de la visibilité.